Les compromis  de la réforme de la formation professionnelle

La réforme de la formation professionnelle est appliquée depuis le début de la nouvelle année 2015. Et elle apporte certainement de nombreux changements impliquant une grande partie des entreprises. Des modifications toutefois méconnues de plusieurs et qui méritent des précisions, car il en va de l’avenir professionnel de tout employé.

 Principal changement apporté par la réforme de la formation professionnelle : le compte personnel de formation

Désormais en vigueur depuis le 1er janvier, la réforme de la formation professionnelle implique notamment l’ouverture d’un compte personnel de formation ou CPF sur Internet, géré par la Caisse des dépôts. Une démarche obligatoire pour tout employé, qui doit alors être informé de cette nécessité par son nouvel employeur. Un compte créé et activé par le salarié lui-même et qui  permet particulièrement à ce dernier de gérer lui-même sa formation, sans que son employeur n’ait à intervenir. Les spécificités dudit compte, à ouvrir sur www.moncompteformation.gouv.fr : il est crédité de 24 heures par an, pendant 5 ans ensuite de 12 heures par an, le plafond étant au final de 150 heures de formation. En fait, ce compte indique vos heures de droit individuel à la formation (DIF), inutilisées et concerne désormais toute votre vie active en tant qu’employé ou demandeur d’emploi. Et ce, qu’importe si vous changez d’employeur entre temps. Pour leur part, le rôle des employeurs est de déclarer au OPCA ou Organisme paritaire collecteur agréé le nombre d’heures travaillées par leurs employés.

 Réforme de la formation professionnelle : votre sélection parmi 3 listes de formations

La réforme de la formation professionnelle implique également le choix obligatoire d’une formation qualifiante. Pour commencer une liste de 3 000 formations nationale et interprofessionnelle est proposée aux salariés et demandeurs d’emploi. Cependant, la publication de deux autres listes est prévue courant 2015, en l’occurrence une liste agencée selon les besoins des entreprises et une autre présentée par les régions et leurs partenaires sociaux, précisant les compétences locales particulièrement ciblées.            

 

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