Metz : Inquiétude chez les salariés de l’hôpital Legouest

Le personnel de l’hôpital Legouest est soucieux de la restructuration. Ils dénoncent l’absence de transparence au niveau de cette dernière.

Les salariés de l’hôpital Legouest ne sont pas ravis de la restructuration SSA 2020 (service de santé des armées 2020). Ils dénoncent surtout l’absence de visibilité sur le court et le moyen terme, la baisse du nombre de praticiens, la baisse des activités… D’après certains membres du personnel, la collaboration avec CHR Metz-Thionville s’apparente plutôt à une absorption qu’à une collaboration. Il n’y aura plus d’orthopédie, de bloc, de laboratoire d’analyses ni de réa d’ici quelque temps.

Avec ces craintes, le personnel civil a déposé une motion demandant de stopper les transferts d’activités auprès du CHR Metz-Thionville, de mettre en place un véritable projet pour Legouest, d’arrêter les mutations des médecins et de proposer une information exhaustive et transparente. Les inquiétudes du personnel sont bien comprises par la directrice de l’hôpital Legouest. Elle a d’ailleurs martelé qu’elle faisait tout pour éclaircir la situation.

Selon la directrice, l’hôpital Legouest, à l’instar des autres hôpitaux militaires, est soumis à une intense transformation. Elle ajoute que l’établissement se situe au niveau de la logique de territoire imposée par l’Agence régionale de santé. Et le premier but de l’hôpital est d’envoyer des médecins intervenir à l’extérieur pour assurer la gestion des crises sanitaires sur le territoire.

Mais la directrice a clairement indiqué que l’hôpital ne fermerait pas. Les urgences fonctionnent de jour comme de nuit… Le personnel est composé de civiles et de militaires. Pour le laboratoire, l’hôpital est dans une situation de coopération de moyens (Mercy et Legouest). Cela dit, il conserve quelques appareils d’analyses pour les interventions extérieures. Simples à utiliser, ils serviront à réaliser facilement des examens au niveau du service des urgences. La directrice poursuit que les grands points concernant le projet médical vont se stabiliser à partir de 2017.

Du côté du personnel, ils exigent des garanties supplémentaires. Ils espèrent l’arrivée d’un chef de service des armées au mois de juin. Ils soulignent aussi que si cette demande n’est pas exécutée, ils vont passer à l’action. 

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