Le projet de réforme territorial bloque au Sénat

Si le gouvernement se montre assez contradictoire et indécis sur le sujet, une chose semble sûre, la réforme territoriale bloque au niveau du Sénat. Pour le député-maire David Lisnard, 36 000 communes en France, cela était tout simplement moderne. Mais, la mutation lancée implique une réduction radicale de ces communes. Une diminution, qui rapporterait des économies de 7 milliards d’euros et simplifierait la distribution des tâches entre les collectivités. L’avis du maire de l’UMP sur l’évolution du projet.

La réforme territoriale au profit des régions et de l’intercommunalité

La réforme territoriale lancée par le gouvernement français est en plein chantier. Au Sénat, le sujet continue à susciter la controverse. Si le premier volet de cette mutation a été adopté en juillet (14 grandes régions au lieu de 13), elle semble pourtant bloquer le Sénat. Quant à lui, le maire UMP de Cannes estime que, 36 000 communes, c’est avant tout moderne et simple. En effet, les communes ou les mairies réduites par cette réforme territoriale étaient en fait comparables à ce qu’ailleurs, on qualifie d’unités possédant « un budget et un pouvoir réglementaire ainsi qu’une légitimité démocratique ». Pour sa part, l’intercommunalité à fiscalité propre ne coûterait pas cher, car particulièrement adaptées aux zones rurales et semi-rurales. Mais, celle-ci, sensée être modifiée et rationnalisée pourrait engendrer une augmentation d’entités et par la même occasion, une augmentation des moyens.

Le gouvernement, indécis et contradictoire sur le sujet de la réforme nationale

Selon le député maire, le gouvernement se montrerait en fait indécis et contradictoire sur le sujet de la réforme territoriale. Rien ne serait défini clairement à propos de l’intercommunalité : aucun objectif ni moyen concret n’a été fixé pour la mettre en place. De plus, le gouvernement ne semble pas réaliser l’importance de la modernisation des services publiques français ni de la concurrence internationale face à la mondialisation. Pour le maire de Cannes, en confondant rapidité et empressement, le gouvernement aurait manqué l’opportunité de bouleverser l’organisation décentralisée de la France, au profit des régions et de l’intercommunalité : avant de valider la création d’une nouvelle carte qu’il avoue ne pas être idéale, le premier ministre aurait du composer des Etats-généraux.

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