Les territoires les plus disputés : les résultats

La gauche n’a remporté qu’un seul département. Corrèze s’ajoute aux nombreux bastions PS, dont la droite a emporté.

Les territoires obtenus par la droite

Faisant partie des 11 des 19 cantons, Corrèze est le symbole de la victoire de la droite. Maire socialiste de Tulle et conseiller à l’Elysée, Bernard Combes, a gagné aux élections avec plus de 64 % des voix. Dans le Nord, après le premier tour, on a déjà vu que le département serait remporté par la droite. Son nouveau président est donc devenu l’UMP Jean-René Lecerf. Pour la droite, cette victoire est très importante, vu que le siège du ministre de la Ville Patrick Kanner se porte bien. De cette situation, le président sortant du département, Didier Manier, sauve son siège à Villeneuve- d’Ascq. Fourmies, Maubeuge ou Armentières sont des bastions historiques de la gauche et qui ont basculé à droite. Dans les Bouches-du-Rhône, après soixante-dix ans, l’UMP remporte 10 cantons sur 17. Aubagne, Marignane, La Ciotat et Aix font partie de plusieurs fiefs rouges du département que la droite a remporté. En ce qui concerne le FN, celui-ci n’a eu que le canton de Cuges-les-Pins, avec un écart de 23 voix.

Jérôme Guedj, de la gauche, a perdu Essonne, qui est la terre d’élection de Manuel Valls. Georges Tron, chef de file de la droite et ancien ministre UMP, a triomphé largement dans son canton, et devrait remporter la présidence du département.

Dans le département de l’Isère, André Vallini, secrétaire d’État chargé de la Réforme territoriale, a dominé dans son canton. Toutefois, le reste des candidats de gauche ont perdu. Ce département qui a été détenu par la gauche depuis 2001 s’est incliné vers la droite. Éliminé dès le premier tour, Alain Cottalorda, successeur d’André Vallini en 2014 est le président sortant.

L’UMP a triomphé à l’Aisne avec 9 élus, contre 8 pour la gauche sortante et 4 seulement pour le FN. Yves Daudigny, le président PS sortant, juge les autres entités ne peuvent être majoritaires à elles seules, et fait appel à la constitution d’une majorité de gestion.  Depuis 2004, la Seine-Maritime était détenue par la gauche, mais cette fois, elle a pris parti pour la droite. La droite et le centre obtiennent un département des Pyrénées-Atlantiques, détenu par le PS depuis 2011. Ce dernier avec ses alliés, ne disposait que d’une majorité de deux sièges.

Les territoires obtenus par la gauche

Dans la Lozère, une région ancrée à droite a voté pour la gauche, avec 7 cantons contre 6 pour la droite, lors du second tour. Le binôme avec le député UMP Pierre Morel-A-L’Huisser dans le canton de Chirac a perdu avec 45,24 % des voix. Les socialistes Guylène Pantel et Laurent Suau deviennnt les favoris à la présidence du département. Le siège de conseiller départemental est resté pour l’UMP Jean-Paul Pourquier, le président sortant.

Les territoires qui restent à gauche

Même en s’investissant personnellement dans la campagne en Gironde, Alain Juppé a été battu par la gauche. Le PS Philippe Madrelle est sortie triomphale dans cette élection avec Jean-Luc Gleyze, un de ses jeunes fidèles, qui va lui succéder. Pierre Maille, du Parti socialiste, est succédé par l’une de ses collaboratrices, Nathalie Sarrabezolles, avec 51,6 % des voix dans le canton de Guipavas situé en périphérie de Brest dans le Finistère. L’ex-préfète UMP-UDI, Bernadette Malgorn a perdu son pari. Maire de Carhaix et leader des Bonnets rouges, c’est Christian Troadec qui est l’homme fort du département. Avec Corinne Nicole, leader CGT de l’entreprise Tilly-Sabco, les deux ont été élus avec 66,7 % des voix. Dans la région des Pyrénées-Orientales, la Catalogne reste à gauche. La secrétaire d’Etat, Ségolène Neuville, a encore détenu son canton. Cependant, le conseil départemental est constitué d’aucun FN. En Meurthe-et-Moselle, 14 des 23 cantons ont été remportés par la gauche plurielle, malgré le fait que beaucoup ont pensé que ce sera la droite qui gagnera le département.

Le PCF l’a perdu

10 cantons sur 19 ont été remportés par la droite, l’Union de la droite, et UMP-UDI-Modem à Allier, qui a été pris par le PCF en 2008. Aujourd’hui, les communistes n’ont plus que la Val-de-Marne, un département qu’ils ont détenu depuis 1976.

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