Un suisse parcourt 5 sommets pyrénéens sur son vélo fixie

Un défi de taille

309 kilomètres à vélo, 5 cols dans les Pyrénées, 6.000m de dénivelé positif, le tout en 15 heures et 52 minutes.

C’est un défi incroyable que vient d’accomplir Patrick Seabase ce mercredi 3 juin. Ce cycliste suisse de 31 ans vient de franchir 5 cols dans les Pyrénées entre Bagnères-de-Luchon et Bayonne, en passant par les cols mythiques de l’Aspin, du Tourmalet et de l’Aubisque.

Le fixie ce n’est pas du vélo d’appartement !

Et le défi était de taille. Franchir 5 sommets pyrénéens n’était déjà pas chose facile, le faire avec un fixie encore moins. Car c’est avec un fixie que l’impossible a été réalisé.

Un fixie, c’est un vélo à 1 vitesse (absence de plateau de vitesses sur le vélo) et surtout sans freins (montage avec pignon fixe).  Le cycliste doit alors se servir uniquement des pédales pour freiner. Et aussi, celles-ci étant solidaires des roues, quand elles tournent, les pédales aussi, ce qui ne permet aucun moment de répit lorsque le cycliste est sur le vélo.

La première étape historique du Tour de France

« Je voulais me rapprocher de ce que ressentaient les cyclistes du Tour de France en 1910 avec leur vélo de 14 kg et seulement deux vitesses » déclare t’il. En effet, ce parcours correspond à la première étape de montagne dans l’histoire du Tour effectués par les coureurs au début du 20ème siècle. Ceux-ci avaient qualifié à l’époque les organisateurs d’assassin, ce qui en dit long sur la difficulté du périple parcouru par Patrick Seabase.

« C’est un combat mental et physique. On avance étape par étape. Au début on vise le premier col, surtout pas l’arrivée. Plus on avance dans le parcours, plus le mental doit convaincre les jambes de poursuivre les ascensions et les descentes » a-t-il livré quelques jours après son exploit.

Ce passionné de performances physique et sportive aime l’idée d’accomplir des choses complexes avec des éléments simples d’où le choix du fixie.

Le pignon fixe est l’expression du vélo dans son plus simple appareil sauf que justement sur ce modèle de vélo, qui ne permet pas de moment de repos puisqu’il échappe au concept de la roue libre, l’exploit résulte d’un entrainement de forçat. Patrick Seabase n’en est pas à ses débuts puisqu’il parcourt près de 15 000 km par an dont la moitié sur un fixie.

Son travail de préparation constitue en des sorties d’endurance de 4 à 7 heures. Un entrainement préliminaire nécessaire pour lui permettre d’atteindre les 40 km/h en moyenne sur le plat et poindre jusqu’à 80 km/h en descente.

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